Une pièce espiègle et coquine, entre la fresque historique et le conte de fée :c’est « Royale Parade », le dernier spectacle des Comédiens de saint Théobald.

 Écrit et mis en scène par Mélasse, Royale Parade est avant tout un spectacle créé sur mesure pour un divertissement populaire. Des rôles écrits pour chacun des quinze comédiens de la troupe thannoise, qui étaient samedi sur les planches du Cercle Saint-Thiébaut. Royale Parade décrit cette monarchie qui règne en toute impunité sur un peuple aux abois, qui réclame justice et liberté. Au diable les soirées espiègles et coquines qui régalent la cour, la noblesse qui s’efforce de plaire à Luxar, monarque odieux, entouré de petites dames, dans les banquets bien arrosés. Le rêve, les couleurs de la vraie vie éclatent sur les étals du marché. C’est l’effervescence au sein du peuple. Les nouvelles vont vite, les tenues écarlates des commères à la langue agile finiront par séduire la belle princesse Malfada, fille du roi, qui se prend d’affection pour le gentilhomme Mathieu, un peu rebelle. Celui-ci, suspecté d’avoir dérobé la bague de Malfada, est enfermé dans les geôles du château. Malfada se révolte et quitte son père. Celui-ci, pris de remords, décide de changer les tenues sombres des occupants du château, par des tenues colorées, qui rendent les personnages loufoques.

Sur scène, les tableaux s’enchaînent, rythmés par le jeu alerte des comédiens. Le bas peuple, dans la morne grisaille, et l’autre, dans la fantaisie.

Le public a su apprécier cette comédie qui, pour une soirée, les a transportés dans un voyage où l’imaginaire était roi.

 

  Yves Crozelon

Féeries nocturnes du Rangen: la presse en parle...

 

 Thann : le Rangen théâtre à ciel ouvert

 

le 14/10/2013

Les comédiens de Saint-Théobald ont offert un beau spectacle dans les vignes du Rangen, samedi soir, à Thann, malgré une météo peu clémente. Photos Arnaud Viry

 

Les comédiens de Saint-Théobald n’ont pas ménagé leurs efforts en investissant le vignoble du Rangen, samedi soir, pour leur spectacle des « Féeries nocturnes ».

  Les conditions météorologiques n’ont en rien gâché les dix saynètes que les spectateurs randonneurs ont pu découvrir en arpentant le vignoble du Rangen, samedi soir, à Thann.

Les comédiens de Saint-Théobald n’ont pas ménagé leurs efforts en investissant les vignes pour leur spectacle des « Féeries nocturnes ».

Quoi que de mieux qu’une scène au grand air ! On ne peut pas rêver mieux ! Le Rangen s’est ouvert aux comédiens de Saint-Théobald samedi soir, et la magie théâtrale a parfaitement accordé ses violons avec le célèbre vignoble thannois.

Le dicton dit « Beau temps à la Saint-Urbain, à l’automne fera bon vin ». Il s’est révélé juste, du moins devant la chapelle Saint-Urbain avec une litanie ou le prêtre évoque saint Urbain pour que le temps soit clément. Malheureusement, la pluie s’est invitée en fin de soirée peu avant le feu d’artifice qui clôturait le spectacle des « Féeries nocturnes ».

Spectateurs randonneurs

« Pieux enfant du Christ, me voici auprès de vous, je suis Saint-Urbain, désigné par le très haut pour vous guider dans le droit chemin ! Les vignerons en terre d’Alsace m’ont désigné comme leur saint patron. Vous tous qui avez versé l’obole à la corporation, soyez-en remerciée. Vous allez partir à présent vers ma chapelle qui surplombe le Rangen. Vous allez gravir ce chemin, un chemin bien raide et semé d’embûches » , c’est en ses termes que saint Urbain alias Jean-Pierre, a accueilli près de 500 spectateurs randonneurs. Le public de tout âge est venu nombreux applaudir les comédiens tout au long d’un parcours serpentant les vignes sur une distance de 1900 m. C’est le fantaisiste Mélasse (Bernard, le bangard) qui orientait les groupes de spectateurs.

Dans la lueur des petites lumières qui formait un balisage sur les sentiers, les spectateurs étaient invités à découvrir dix saynètes : Chants de la chorale de l’amitié, Bernard désigné parmi les bangards du Rangen, les bangards surveillent dans leur cabane, le banquet de Sigismond, les vendanges généreuses, la fête de Saint-Urbain (chapelle), Montaigne de passage à l’auberge, la qualité des vins du Rangen contrôlée, le temps des lumières puis le déclin du Rangen, et la renaissance du Rangen au XXe siècle.

Très vite, les spectateurs se sont retrouvés plongés au temps des bateleurs et des grands festins et du millésime 1466. Les visiteurs sont allés à la rencontre de ces générations d’hommes et de femmes qui ont travaillé sur ce coteau pour en extraire l’un des nectars les plus divins du monde.

Un feu d’artifice étincelant malgré la pluie

« On a réussi à mobiliser 150 bénévoles, et pourtant, malgré quelques aléas techniques, comme la panne d’un groupe électrogène, et un temps frais et pluvieux, nous avons relevé le défi de drainer les spectateurs à nos vendanges théâtrales » , commente Michel Tschann, le scénariste du spectacle. Il est vrai, en clôture de ces féeries nocturnes, le feu d’artifice a été de toute beauté, même sous la pluie. Un quart d’heure grandiose de magie étoilée, qui a sans doute rivalisé avec celui de la crémation des trois sapins.

le 14/10/2013  Arnaud Viry

Thann Mélasse honoré par les Comédiens

 

Au cours de leur assemblée générale, dimanche à Thann, les Comédiens de saint Théobald ont tenu à remercier leur animateur et metteur en scène, Mélasse.

Les amateurs d’animations théâtrales ont souvent eu l’occasion de rencontrer Mélasse, ce troubadour bonimenteur, qui a été mis à l’honneur lors de l’assemblée générale des Comédiens de saint Théobald, dimanche au Cercle Saint-Thiébaut de Thann.

À maintes reprises, on l’a vu haranguer les promeneurs-spectateurs. Il les interpellait avec humour et talent, pour leur annoncer le déclenchement d’une histoire féerique ou pour grimper les marches du temps, vers un passé tumultueux.

 

L’homme caméléon, en tenue de bateleur, officier romain ou mousquetaire s’adressait à des groupes prêts à gravir les pentes du Schlossberg («Tailleurs de rêves » en 2009), le sentier viticole du Rangen à Thann («Secrets du Rangen » en 2010), la forêt de Moosch («Balsamine et la roche aux bébés » en 2011) et le Silbertal à Steinbach («Agatha et la rose d’argent » en 2012).

 

Mélasse, metteur en scène, apporte une touche personnelle à des histoires qui ont pour toile de fond le passé ou la légende d’une localité.